Depuis leur victoire au Grand Prix Las Palmas de Gran Canaria, Erwan Le Roux et Giancarlo Pedote attendaient la bonne fenêtre météo pour rallier Punta Ala, en Italie, où des opérations de relations publiques sont inscrites à leur calendrier, en juillet. Après six jours de patience, c’est finalement hier soir, aux alentours de 20 heures que les deux co-skippers de FenêtréA-Prysmian ont quitté l’archipel Espagnol. « Nous avons 1 600 milles à parcourir. Une nouvelle fois, ce sera un parfait entrainement pour notre binôme en vue de la Transat Jacques Vabre. Côté, météo, nous allons progresser au près, dans du petit temps, jusqu’au détroit de Gibraltar.  Ca risque d’être un peu long, mais le point positif, c’est que pour entrer en Méditerranée, nous devrions bénéficier d’un flux d’ouest. Ensuite, c’est difficile à dire, mais nous devrions arriver au niveau des Baléares entre jeudi et vendredi », a expliqué Erwan qui ne s’est toutefois pas prononcé sur une ETA finale. A suivre donc.  

Après ses victoires dans le Grand Prix Guyader et l'Ar Men Race le mois dernier, FenêtréA-Prysmian s'est offert un nouveau succès au Grand Prix Gran Canaria de Las Palmas qui s'est achevé ce dimanche, après trois jours de compétition. Il a même frôlé le sans-faute, ne laissant échapper qu'une seule des six manches courues à Arkema, cet après-midi. Erwan Le Roux, Giancarlo Pedote, Pierre Brasseur, Simon Vasseur et Armel Tripon, qui se sont battus comme des diables du début à la fin pour obtenir ce beau résultat, peuvent se satisfaire d'avoir déjoué tous les pièges du plan d'eau Canarien qui accueillait les Multi50 pour la première fois... et qui a réellement enchanté tous les marins présents.

Après deux jours de conditions plutôt légères, ce dimanche, FenêtréA-Prysmian et les quatre autres Multi50 engagés dans l'épreuve ont profité d'un bon flux soufflant entre 15 et 18 nœuds, concluant ainsi en beauté leur Grand Prix. « Aujourd'hui, c'était vraiment un temps typique Canarien. Une bonne brise, une mer plate, le bateau sur un patin et les écoutes qui faisaient du bruit quand on choquait : c'était parfait ! », s'est enthousiasmé Erwan Le Roux à son retour à terre à l'issue des trois courses du jour. Trois parcours de type « banane » assez accrochés, contrairement à ce que montrent les résultats. « Nous avons terminé deuxièmes de la premières avant d'enchaîner deux victoires, mais sur l'eau, c'était assez tendu, en particulier sur les premiers bords de près. Lalou Roucayrol est toujours là, et Gilles Lamiré a clairement pris des chevaux depuis qu'il a installé de nouvelles voiles et effectué quelques modifications sur son bateau. La lutte a vraiment été belle et nous avons vraiment dû nous arracher pour aller chercher les premières places », a commenté le Morbihannais, qui a avoué avoir un peu raté ses départs aujourd'hui.

Une première moitié de saison parfaite
« Il y a des jours, comme ça, où on n'est pas très en phase avec le timing. Cela nous a un peu compliqué la tâche sur les premiers bords de près, mais nous avons réalisé de très bons bords de portant et de belles manœuvres. Au final, c'est ce qui nous a « sauvé » », a détaillé le vainqueur de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, qui boucle donc l'épreuve avec cinq victoires et une place de 2e au compteur. « C'est sûr qu'en termes de résultats, ça fait rêver, mais je le répète, nous avons dû nous battre pour chaque point. La concurrence est là. A chaque fois, ça se joue à très peu de choses », a déclaré Erwan qui vient donc d'ajouter un nouveau succès à son palmarès 2015. « Le début de la saison est super. Nous sommes contents. Pour l'instant, le contrat est respecté mais il ne faut pas oublier que l'objectif de l'année, c'est la Transat Jacques Vabre dont le coup d'envoi sera donné en octobre », a rappelé le navigateur. Pas question de relâcher la pression donc. Et dans les jours à venir ? « Nous cherchons une fenêtre météo pour rejoindre la Méditerranée où nous avons rendez-vous pour des opérations de relations publiques, le mois prochain. Il y avait une petite lucarne que nous aurions pu prendre ce soir, mais c'était un peu compliqué en termes de logistique, et nous aurions fait pas mal de près avec 25 nœuds de vent. Du coup, nous avons retardé notre départ à plus tard », a terminé Erwan. A suivre donc.